2019 Projet Education et Revenus

 

Le soutien de la Fondation Madeleine à hauteur de 20’000 CHF est acquis. Merci a elle.

Il ne reste plus qu’un solde de 92’869 francs pour 2019. Le projet ne débutera qu’une fois la somme réunie.

En effet si l’on veut générer des impacts significatifs, il faut pouvoir mettre en oeuvre l’ensemble des activités. Le report des activités d’une année à l’autre, par manque de budget, allonge le projet et reporte ses résultats.

Le projet « éducation et revenus » est un nouveau projet et c’est le premier de l’Agenda21 qui sera mis en œuvre dans ces communes.

La mise en œuvre des projets qui composent l’Agenda21 est un chemin qui doit mener vers le développement durable. C’est un processus de changement, de longue haleine, qui appartient aux bénéficiaires et implique l’intervention de plusieurs acteurs.

 

Pauvreté de la population d’une grande île et scolarisation des enfants en panne.

Madagascar est une île peuplée d’environ 23 millions d’habitants,  au large des côtes d’Afrique de l’Est dans l’océan Indien. 80% de sa population vivait en 2010 avec moins de 1,25$ par jour. 80%  des gens vivent en milieu rural et 50% d’entre eux ont moins de 20 ans.

Dans ces deux communes 2’208 enfants sont  en âge d’aller à l’école primaire et 889  ne sont pas scolarisés. La part d’enfants non scolarisés varie en fonction des villages de 7% à 80% environ. Ces taux s’expliquent par :

  • le manque d’infrastructures et de matériel scolaire,
  • la faiblesse des formations des instituteurs-trices,
  • et la pauvreté des familles qui doivent payer pour scolariser leurs enfants.

 

Sans revenus suffisants, les parents peuvent scolariser leurs enfants par le biais d’écoles confessionnelles  moins exigeantes financièrement.  Mais beaucoup n’ont rien à offrir, comme le montre cette salle de classe.

 

Scolarisation des enfants et lutte contre l’extrême pauvreté.

Le contexte socio-économique local met en avant la pérennité de la structure familiale. La décision de scolariser doit permettre, par exemple, d’avoir la perspective de meilleurs revenus pour soutenir financièrement et mieux placer socialement la famille. Le revenu de moins de 350 francs suisse par an des ménages défavorisés ne leur permet pas de scolariser au moins un enfant. L’accès à une éducation de base est un préalable indispensable pour que ces enfants devenus adultes puissent  développer des activités pour générer des revenus ou avoir accès à des emplois suffisamment rémunérateurs pour sortir de l’extrême pauvreté.

Une part des enfants non scolarisés très variable d’une commune à l’autre et d’un village à l’autre. Ces chiffres sont de bons indicateurs du niveau socio-économique des familles.

Les chiffres du tableau montrent que la part des ménages défavorisés est plus élevée dans la commune d’Alakamisy. En effet on compte 16% de plus d’enfants non scolarisés dans cette commune.

Situation initiale et conséquences par thème

 

Que vise le projet ?

Ce projet doit permettre de scolariser 572 enfants  des ménages pauvres à extrêmement pauvres. Il vise parallèlement à sortir de l’extrême pauvreté 200 ménages démunis et envoyer à l’école au moins 200 de ces enfants de ces ménages. De plus ce sera 972 des enfants de ces ménages qui bénéficieront de ce projet.

 

Le projet, une échelle à deux montants.

Dans ces communes, il manque à la fois des infrastructures et les moyens financiers des familles. Afin de pouvoir scolariser ces enfants le projet traite deux thèmes :

  1. L’éducation, par la construction de 5 bâtiments scolaires, fourniture de matériel d’enseignement, 4 formations pour 47 enseignants et alphabétisation de 150 adultes.
  2. Les Activités Génératrices de Revenus (AGR) pour 200 femmes des ménages défavorisés, par 15 formations et appuis pour qu’elles développent, de manière indépendante à l’issue du projet, leurs activités pour augmenter les revenus des familles et diminuer ainsi la période de faim (soudure) et scolariser leurs enfants. À noter qu’en moyenne 20% des ménages[1] sont dirigés par des femmes et que ces ménages sont parmi les plus pauvres.

[1] Document de la Banque Mondiale. Rapport n°78131-MG. Visages de la pauvreté à Madagascar. Évaluation de la pauvreté, du genre et de l’inégalité. Avril 2014. Réduction de la pauvreté et gestion économique (PREM).

 

Le projet par thème

 

Ce projet a pour but, à son échelle, de lutter contre les causes premières de l’extrême pauvreté.

Il  contribue à « l’Objectif 1 : Éliminer l’extrême pauvreté et la faim » et à « l’ Objectif 4 : Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie » du Programme de développement durable à l’horizon 2030 – adopté en septembre 2015 lors d’un Sommet historique des Nations Unies (lien ici )

 

Calendrier et budget.

Le projet commence en mai 2019 et se terminera en janvier 2022, soit un peu plus de 3 ans.

Tableau du budget par an et par thème.

AT budget 2019-2021

 

 

 

Quelques images des écoles existantes.

 

École primaire d’Andanona, commune de Tsarasaotra.

 

Une salle de classe de l’école primaire d’Andanona, commune de Tsarasaotra.

 

École primaire d’Analanakondro, commune d’Alakamisy.

 

École primaire d’Analanakondro, salle de classe commune d’Alakamisy.